motivation

(Re)programmer son cerveau, c'est possible ?

Le cerveau, quelque-part, c'est une machine biologique. Alors qu'est-ce qui nous empêche de le reprogrammer ?

A la base de ta mémoire, il y a les neurones.

Ce sont eux qui te permettent de te rappeler ce que t'as mangé à midi, que la bataille de Marignan a eu lieu en 1515, que mercurochrome est le pansement des héros, que le mot galichon est la dernière crêpe du saladier qui ressemble à rien, mais aussi comment faire du vélo, conduire ta voiture ou faire tes lacets.

En un mot, ils sont la base biologique de tous tes souvenirs.

Mais ils sont aussi la base de ta personnalité et de tes habitudes, les bonnes comme les mauvaises.

Ton syndrome de l'imposteur, ta phobie, ta dépendance affective, ta tendance à l'autosabotage... Tout ça, à la base, ce sont juste tes milliards de neurones programmés à réagir d'une certaine façon.

Et pour comprendre comment te débarrasser de ce que tu n'aimes pas dans le fonctionnement de ton cerveau et changer tes habitudes, voire même ta personnalité, tu dois comprendre comment marchent tes neurones.

Les neurones n'ont pas de mémoire

On pourrait se dire que le cerveau fonctionne comme un ordinateur, qu'il stocke l'information dans ses composants : les cellules.

Mais non, ce ne sont pas les neurones qui stockent tes souvenirs, mais les connexions entre les neurones.

Plus deux neurones communiquent entre eux, et plus ils auront de facilité à communiquer à nouveau à l'avenir.

Concrètement, ça veut dire par exemple que quand t'apprends à danser la Tektonik pour la première fois, un certain circuit de neurones se met à s'activer.

Et la 2ème fois que tu vas pratiquer cette activité, ce même circuit s'activera à nouveau, de façon plus fluide et plus efficace que la première fois. C'est là que tu vas constater tes progrès.

C’est exactement comme si tu te traçais un chemin dans la jungle.

Welcome to the jungle

Imaginons que t'as une dépendance affective.

Pour t'assurer que ton ou ta pertenaire reste près de toi, jusque-là ton circuit neuronal qui s'active est celui qui fait que tu l'étouffes et qui produit justement ce qui te fait peur : ton ou ta partenaire s'éloigne.

Ton circuit neuronal est tout pourri. Mais voilà, comme le chemin est bien dégagé parce que tu y passes depuis des années, c'est facile de l'emprunter donc tu le prends à chaque fois.

Pour arriver à ta vraie destination, celle que tu veux vraiment atteindre, il va falloir emprunter un autre chemin. Le problème, c'est que ce chemin n'existe pas encore. Si tu veux l'emprunter, tu vas devoir sortir la machette et tailler dans la végétation.

Mais imagine que tu te forces à l'emprunter une fois. La deuxième fois, le chemin sera un peu dégagé et plus facile à emprunter.

Et si tu y passes 5 fois, 10 fois, 100 fois, au bout d'un moment, t'auras un joli chemin, puis une route, puis un autoroute bien large et bien dégagé.

A ce moment-là, le fait d'utiliser la nouvelle route ne te demandera pas plus d'effort cérébral que l'ancienne.

Les poésies de ton enfance sont encore dans ton cerveau

Pour autant, dans la jungle comme dans le cerveau, la mémoire ne s'efface jamais complètement.

Dans la forêt, il faudrait des années pour que la nature reprenne ses droits et que de nouveaux arbres poussent pour t'empêcher d'emprunter l'ancienne route.

Et dans le cerveau, c'est pareil. Même si t'as l'impression d'avoir oublié les poésies que t'as apprises par cœur à l'école, si tu devais les réapprendre aujourd'hui, ça te prendrait légèrement moins de temps que si tu partais de zéro.

Même si tu développes de nouveaux circuits qui te correspondent mieux, les anciens ne s'effacent jamais complètement.

C’est pour ça qu’on dit qu’il n’existe pas d’anciens alcooliques, d’anciens timides, etc. Il n’y a que des alcooliques qui ne boivent plus d’alcool, ou des timides qui n’hésitent plus à s’exprimer.

Mais même si on tient compte de cette limitation, reprogrammer son cerveau, c'est possible. J'irai pas jusqu'à dire que c'est facile, mais c'est plutôt simple : il "suffit" de te forcer pendant quelques temps à utiliser le comportement que tu veux rendre naturel chez toi.

Fake it until you make it! Comme on dit.

Le principe général, c’est que si tu veux devenir plus extravertie, alors agis comme une extravertie. Si tu veux guérir ta dépendance affective, agis comme quelqu’un d’indépendant, etc.

Avec cette méthode, des études de plus en plus nombreuses ont montré qu'il est possible de modifier jusqu’à sa personnalité, alors qu’il y a quelques années on croyait encore que c’était impossible.

Pour en savoir plus sur ces études et connaître tous les détails de cette méthode, j'expliquerai la démarche dans mes deux prochaines newsletters du mercredi. Ca sera comme un tuto, il n’y aura plus qu’à reproduire le même système pour l’appliquer à ta situation.

Donc si tu veux savoir comment modifier un comportement qui ne te convient pas chez toi, ou développer un certain trait de personnalité, inscris-toi.

Si tu rates cette occasion maintenant, sache que j’en ferai probablement une formation ou un atelier en ligne d’ici quelques mois, mais à ce moment-là ce sera un produit payant.


bonheur

Les gens se trompent sur ce point (et ça les rend malheureux)

On fait presque tous la même erreur, mais ça ne la rend pas moins dramatique. Si tu veux une vie heureuse, évite ça :

Les gens se trompent quand ils croient qu'atteindre leurs objectifs de vie les rendra heureux.

Si tu penses qu'une fois que t'auras trouvé l'amour, que tu seras propriétaire d'une belle maison ou que t'auras surmonté les problèmes qui te prennent la tête aujourd'hui, tu pourras enfin souffler et profiter de la vie, t'es à côté de la plaque et tu fonces tout droit vers la crise existentielle.

Évidemment qu'avoir des projets, c'est bien. Je suis même le premier à aider mes clients et patients à les réaliser.

D'ailleurs, les personnes qui ont le sentiment d'avoir un but dans la vie sont plus heureuses.

Seulement, elles ne font pas de l'atteinte de leurs objectifs une condition à leur bonheur. Elles trouvent du sens tout le long du chemin. C'est ça, l'important.

Si tu n'arrives pas à créer les conditions de ton bonheur dès maintenant, t'auras beau enlever toutes les galères de ta vie, tu vas juste te retrouver avec du vide.

Ça a failli être la conclusion la plus déprimante de tous mes articles, mais :

  1. on va voir comment cultiver ce qui a du sens dans mes futures vidéos, articles et newsletter ;
  2. et je vous mets déjà un concentré de ce programme juste ici :

Les ingrédients d'une vie heureuse

Selon la 🌟psychologie positive🌟 (la science qui étudie comment devenir plus heureux), voilà les clés d'une vie heureuse :

👉 Cultiver des relations sociales positives (et s'éloigner des relations toxiques ☣️)

👉 Pratiquer la gratitude au quotidien (je sais, ça sonne creux, mais c'est plus FUN et EFFICACE que ce que vous imaginez, et je vous le prouverai)

👉 Vivre des expériences enrichissantes (J'ai fait une vidéo YouTube il y a très longtemps, là-dessus : "Comment se VACCINER contre la déprime")

👉 Cultiver ses compétences de résilience

👉 Vivre dans l'instant présent avec pleine conscience

👉 Contribuer au bien-être des autres par des actes altruistes

👉 Favoriser l'autonomie et l'estime de soi

👉 Adopter une attitude optimiste et constructive

👉 Vivre une vie en accord avec ses valeurs profondes


bonheur

La meilleure définition du bonheur

Chacun a sa propre définition du bonheur. Voici ma préférée.

Pour la plupart des gens, le bonheur c'est avoir le maximum de positif et le minimum de négatif.

Mais ça, c'est une définition naïve du bonheur.

Parce que si tu passes toutes tes journées à te détendre devant un écran ou à chiller à la plage en buvant des cocktails, c'est peut-être que du positif, mais ça va vite t'ennuyer.

Au fond, on sent bien qu'on a besoin de plus que ça.

Le paradoxe, c'est que les trucs qui te rendent le plus heureuse à long terme sont les trucs qui te demandent le plus d'effort à court terme.

Élever un enfant, par exemple, c'est des nuits blanches et des changements de couches.

Apprendre une compétence, sauver des koalas ou tout plaquer pour faire pousser des salsifis en agriculture locale et bio, c'est pareil : sur le moment, c'est pas forcément agréable, mais au final, c'est le bonheur.

A la base d'une méthode de thérapie qui s'appelle l'ACT, il y a une définition du bonheur que j'aime beaucoup : être heureux, c'est avoir une vie riche et pleine de sens.

Et pour ça, il faut accepter de passer par des moments désagréables.


estime de soi

15 signes que vous avez été élevé par un parent trop critique

Lorsque nous grandissons, nous sommes façonnés par nos expériences familiales. Mais que se passe-t-il lorsque l'amour et l'attention d'un parent se manifestent sous une forme critique ? Voici 15 signes révélateurs d'un parent trop critique.

Pour un parent, il y a plusieurs façons de pourrir la vie de son enfant à tout jamais. Par exemple, vous pouvez choisir sa carrière à sa place. Ou alors, vous pouvez saisir chaque occasion pour faire des remarques sur son poids.

Mais parmi toutes les façons d’être toxique, dans cet article je vais me concentrer sur la tendance à être hyper critique ! C’est particulièrement moche, parce qu’un parent qui critique ses enfants est persuadé qu’il fait ça pour leur bien. Pour qu’il s’améliore, vous voyez ! Alors qu’en fait, le principal effet ça sera de casser son estime de soi...

Alors si vous vous demandez si vous avez été élevé.e par un parent toxique et de quelle façon cette relation a conditionné votre personnalité et vos choix de vie, je vais vous présenter 15 signes que vous avez été élevé.e par un parent hypercritique !

1. Vous avez du mal à vous faire confiance.

Si vous avez été souvent critiqué.e, alors votre cerveau a enregistré que tout ce que vous faites est mauvais d’une manière ou d’une autre. Résultat : vous doutez de vous-même constamment. Vous doutez de vos compétences, vous doutez de votre légitimité et vous doutez même de vos décisions.

2. Vous avez un critique intérieur sévère.

La voix critique de votre parent est intériorisée et sa critique vient désormais de l’intérieur. D’ailleurs, si vous y faites attention, vous remarquerez que votre discours intérieur choisit les mêmes sujets que les reproches de vos parents.

3. Vous hésitez à relever de nouveaux défis.

Votre manque de confiance en soi est un frein à votre ambition. La menace de la critique vous paralyse, et votre sentiment d’infériorité vous hurle que si un projet ou une activité vous semble difficile, vous n’êtes pas à la hauteur. Résultat : vous finissez souvent par jouer la sécurité et choisir de ne pas essayer plutôt que de risquer d'échouer.

4. Vous avez du mal à rebondir après vos erreurs.

L’erreur est humaine. Mais lorsqu’elle vient de vous, vous l’interprétez comme une confirmation de vos défauts et de votre incompétence. La conséquence, c’est que même une simple erreur peut vous rappeler tous vos échecs passés et faire s’effondrer votre estime de soi.

5. Vous avez tendance à être perfectionniste.

Si l’un de vos parents s’est montré particulièrement critique avec vous, vous savez à quel point la critique ça fait mal. Du coup, vous cherchez à éviter la critique à tout prix.

Je réalise qu’on n’a pas encore jamais abordé le perfectionnisme, alors c’est l’occasion d’en parler rapidement ici. Si vous êtes perfectionniste, vous ne cherchez pas à être parfait. Vous cherchez à être irréprochable. Vous cherchez à faire les choses si bien qu’il sera impossible de vous faire la moindre critique. C’est ça, le perfectionnisme !

6. Il vous faut beaucoup de temps pour faire certaines choses simples

C’est une conséquence du perfectionnisme. Si vous essayez d'éviter de commettre une erreur, alors rédiger un e-mail, choisir une carte d'anniversaire, cuisiner un plat quand vous recevez du monde à la maison ou toute autre chose peut vous prendre beaucoup de temps. Au point que, souvent, vous n’arrivez pas à les faire dans les délais.

7. Vous vous excusez constamment.

L’attitude de votre mère ou de votre père vous a envoyé un message clair : vous avez toujours tort. Et aujourd’hui, à cause de ce conditionnement, vous partez encore du principe que c’est toujours le cas.

8. Vous êtes souvent sur la défensive.

Si la seule façon dont votre parent s’adressait à vous consistait à vous critiquer, alors vous avez été conditionné à penser que la critique est le mode de communication par défaut de tout le monde… Conséquence : vous voyez la critique partout, y compris quand il n’y en a pas. Si on vous fait la moindre remarque, même constructive, vous le prenez mal. Et parfois, même le regard de quelqu’un que vous croisez dans la rue peut suffire pour que vous vous sentiez jugé.e.

9. Vous avez du mal à croire qu’on vous apprécie

Même lorsque vos amis et votre famille expriment leur affection pour vous, au fond, vous n’y croyez pas. Ou bien vous pensez que ça ne va pas durer.

Cette tendance peut être particulièrement forte si votre parent vous a envoyé des messages contradictoires. Par exemple, s’il était très gentil avec vous à certains moments, mais qu’à d’autres il était très dur, sans que vous sachiez ce qui provoquait ces changements.

10. Vous ne croyez pas aux compliments

Quand quelqu'un vous dit quelque chose de gentil, vous trouvez un moyen d’ignorer ce compliment ou de le retourner contre vous. Par exemple, si quelqu’un vous dit qu’il aime votre nouvelle robe, soit vous croyez que ce n’est pas sincère, soit vous répondez que c’est juste un petit truc qui vous a coûté 3 € sur Vinted.

11. Vous ressentez beaucoup d’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est une conséquence logique de votre vision du monde. Si vous pensez que tout le monde passe son temps à critiquer, alors vous vous sentez constamment jugé.e. Dans ces conditions, impossible de rester serein en présence de personnes que vous ne connaissez pas bien.

12. Vous êtes sujet à la dépression.

Tous ces discours intérieurs négatifs et cette impression de n’arriver à rien ont des conséquences néfastes et vos émotions en souffrent. Les critiques constantes, en particulier quand elles viennent de soi-même, c’est la pire chose que vous pouvez infliger à votre estime de soi. Et le manque d’estime de soi provoque la dépression.

13. Vous avez tendance à critiquer les autres.

Encore une fois, vous avez intégré que la critique est le mode de communication par défaut. Alors même si vous détestez l’effet que ça fait, vous avez intégré cette mauvaise habitude. C’est devenu automatique.

Et en plus, remarquer les défauts des autres vous permet de vous sentir supérieur.e, et de gonfler un petit peu votre estime de soi.

14. Vous passez trop de temps à réfléchir

Le manque de confiance en soi vous amène à passer beaucoup de temps dans votre tête. Vous analysez tout ce que vous faites, vous vous remettez en question, vous doutez, vous hésitez à chaque décision importante et vous trouvez des excuses pour éviter de vous lancez dans les projets qui vous tiennent à cœur.

15. Vous ressentez le besoin de faire vos preuves.

Quoi qu’il arrive, vous ne vous sentez jamais « assez » : pas assez intelligente, pas assez beau, pas assez compétent, pas assez riche, pas assez drôle, etc. Du coup, vous essayez de compenser ces manques en travaillant très dur et en faisant tous les efforts du monde pour vous faire accepter.

Si vous vous reconnaissez dans beaucoup de ces signes, pas de panique ! Même si vous avez l’impression d’avoir traîné ce poids sur vos épaules toute votre vie, rien n’est gravé dans le marbre. Vous pouvez changer, pour enfin vous libérer de votre passé :

  1. La première étape, c’est de reconnaître la manière dont la relation avec votre parent critique a conditionné votre personnalité et vos choix de vie.
  2. Ensuite, il peut être nécessaire de réévaluer l’équilibre de cette relation. En particulier si les remarques de votre parent continuent encore aujourd’hui à vous blesser.
  3. Enfin, dans un troisième temps, vous devrez changer votre vision de vous-même. Petit à petit, vous apprendrez à vous faire confiance, à donner de la valeur à vos opinions, à vos compétences, et même à votre personne, tout simplement.

Tout ça, vous pouvez le faire seul.e. Il existe plein de ressources et plein de méthodes que vous trouverez sur Internet ou dans des livres. Mais ce sera beaucoup plus rapide si vous choisissez de vous faire accompagner par un psy, comme, au hasard, moi. Pour ça, vous pouvez prendre rendez-vous pour une séance en ligne directement sur cette page.

En tout cas, rappelez-vous que la relation la plus longue que vous aurez de toute votre vie est celle que vous entretenez avec vous-même. Alors prenez soin de vous.


bonheur

La croyance qui freine votre bonheur

Si vous voyez le bonheur comme un but à atteindre, alors changez d'état d'esprit et faites ça à la place...

Je déteste frimer, mais je tiens quand-même à vous dire que j'ai suivi un cours de psychologie positive à Harvard.

Et pour ça je n'ai même pas eu besoin de me lever de mon canapé puisque les conférences sont toutes accessibles depuis YouTube. Le prof qui donne ce cours, c'est Tal Ben-Shahar.

Il est docteur en psychologie, enseignant et écrivain de plusieurs livres sur le bonheur qui ont l'avantage d'être à la fois accessibles et de reposer sur des bases scientifiques solides.

J'aimerais vous conseiller d'aller visionner son cours, parce qu'il y aurait de fortes chances que ça change votre vie. Mais comme il y a plus de 23 vidéos d'une heure chacune, en anglais et avec un son encore plus pourri que moi au début de ma chaîne Youtube, je vous propose plutôt de vous en faire un résumé.

Je vais commencer dès maintenant avec le tout premier cours. Et même si la version originelle durait plus d'une heure, là, ça sera beaucoup plus court parce que je vais sauter les passages les moins intéressants. Notamment, je vais vous épargner la partie qui concerne l'histoire de la psychologie positive. D'abord parce que c'est un peu technique, puisque ça parle d'anciens courants de la psychologie qui sont le béhaviorisme, la psychanalyse et la psychologie humaniste. Et surtout parce que moi qui suis psychologue ça m'intéresse déjà moyennement, alors je me suis dit que vous, ça risquait de vous enquiquiner. Au lieu de ça, je me concentrerai sur le point qui m'a paru le plus important de ce premier cours.

Bizarrement, même s'il s'agit d'une introduction à la psychologie positive, la définition de ce courant de la psychologie, avec sa façon bien à lui d'aborder l'esprit humain, est seulement survolée. Tal Ben-Shahar a décidé de réserver ce point pour son deuxième court, et nous on va faire pareil. Mais si on devait résumer la psychologie positive en quelques mots, on pourrait la définir comme la science de comment devenir plus heureux. Et c'est là le point essentiel de ce premier cours, selon moi. En fait, c'est même seulement le plus qui m'intéresse !

Cette formulation n'est pas choisie au hasard ! Le but n'est pas de devenir heureux mais plus heureux.

La progression vers le bonheur

On pourrait se dire que ça signifie que la psychologie positive part du principe que tout le monde est déjà heureux et que donc on aurait seulement besoin de devenir encore plus heureux que ça... Mais non. Rien à voir. Simplement, si on cherche à devenir heureux alors c'est qu'on considère le bonheur comme un état absolu, binaire, dans lequel on se trouve ou dans lequel on ne se trouve pas.

continuum du bonheur

Or la réalité, comme souvent, est plus nuancée. On peut être plus ou moins heureux ou plus ou moins malheureux. Le bonheur, c'est une gradation qui va de très malheureux à très heureux en passant par "bof". Et sur cette échelle, on peut toujours évoluer. Même quand on se trouve au fin fond du malheur, on peut progresser, se rapprocher du côté positif du spectre.

Alors évidemment, il ne faut pas s'attendre à passer à l'autre extrême d'un claquement de doigts. Mais avec persévérance et régularité, ça pourrait très bien se produire plus vite qu'espéré.

Et quand on se sent déjà plutôt bien, on peut encore entretenir son bonheur.

Le bonheur n'est pas un but, mais un voyage

Considérer le bonheur comme un état binaire et absolu, ça donnerait l'impression qu'il y a une fin à la recherche de ce bonheur. Comme si c'était un trésor et qu'une fois qu'on l'aurait trouvé notre quête serait terminée et qu'on pourrait se reposer.

Or le bonheur, ça se travaille, ça s'entretient et ça peut toujours continuer à se développer.

Alors quoi faire ?

En conclusion, et même si ça peut paraître un simple détail, il est plus utile de se demander comment être plus heureux que de se demander comment être heureux.

Et cette notion de progression, ce n'est pas spécifique au bonheur. Elle est aussi valable pour plein d'autres qualités que vous pourriez avoir envie de développer, comme l'estime de soi, la confiance en soi, la qualité de vos relations ou encore la stabilité émotionnelle.

Par exemple, comment améliorer mon bonheur pour que dans 5 jours, 5 mois ou 5 ans il soit meilleur qu'aujourd'hui ? Comment augmenter mon estime de soi ? Comment améliorer mes relations ? Tout ça, c'est plus utile que de se demander comment être heureux, comment avoir une bonne estime de soi ou comment avoir de bonnes relations.

Dans l'épisode 2 de cette série, qui sera beaucoup plus long, on définira ce que c'est que la psychologie positive, on parlera aussi de la tendance de la psychologie en général à se focaliser sur le négatifs, de prophétie auto réalisatrice - autrement dit la façon dont notre vision du monde façonne notre réalité - et on conclura avec la différence entre le modèle de la maladie et le modèle de la santé.


Citation du jour

« La vie est un brouillon qu'on ne peut pas remettre au propre. »

Thierry Tabary